Ce que le Parlement a adopté
Le Conseil des États a accepté le 22 septembre la motion 25.4880, déposée par le conseiller national PLR Andri Silberschmidt. Le Conseil national l’avait déjà adoptée. Les deux chambres étant d’accord, le texte est transmis au Conseil fédéral, chargé de modifier les bases légales de la prévoyance professionnelle.
La motion vise les personnes qui continuent à travailler au-delà de l’âge de référence. Elle demande quatre choses :
- maintenir leur prévoyance par défaut, sauf avis contraire, si le règlement de la caisse le prévoit ;
- pouvoir toucher une prestation de sortie en cas de changement de caisse après l’âge de référence ;
- maintenir la prévoyance en cas de reprise d’une activité après la retraite ordinaire, si le règlement le prévoit ;
- bénéficier, après le début des prestations de vieillesse, des mêmes conditions qu’avant.
Ce qui bloque aujourd’hui
L’article 33b de la LPP permet déjà de maintenir la prévoyance au-delà de l’âge de référence, jusqu’à 70 ans au plus. Mais le dispositif a trois limites, rappelées dans le développement de la motion.
L’assuré doit annoncer expressément qu’il veut continuer. Le maintien suppose une activité ininterrompue chez le même employeur. Et le droit s’éteint dès qu’on change d’emploi ou qu’on fait une pause. Un salarié de 66 ans qui rejoint une autre entreprise ne peut donc plus rien verser dans une caisse de pension.
La motion renverse la logique : la prévoyance continue, sauf si l’assuré y renonce. Les règles actuelles de répartition des cotisations entre employeur et salarié continueraient de s’appliquer.