À partir de quel salaire cotise-t-on à la LPP ?
En 2026, vous cotisez à la LPP dès que votre salaire annuel atteint 22 680 francs auprès d’un même employeur. La cotisation ne se calcule pas sur ce salaire entier mais sur le salaire coordonné, après une déduction de 26 460 francs, et l’employeur en paie au moins la moitié.
Ce seuil d’entrée, parfois appelé salaire minimum LPP, s’apprécie contrat par contrat. En dessous, l’employeur n’a aucune obligation de vous affilier à sa caisse de pension pour ce poste, même si vos revenus cumulés dépassent largement la barre. Au-dessus, l’affiliation est automatique : vous n’avez rien à demander ni à signer.
Pourquoi cotiser sur une base réduite plutôt que sur le brut ? Parce que la première tranche du revenu est déjà couverte par l’AVS ; la logique de cette frontière entre les deux étages est posée dans le guide de la LPP. Cette page-ci s’en tient aux montants : ce qui est en vigueur en 2026, et ce que cela donne en francs sur des cas concrets.
Les montants LPP 2026, en un tableau
Les montants-limites au 1er janvier 2026 sont publiés par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS). Ils sont inchangés par rapport à 2025 : l’introduction de la 13e rente AVS n’y change rien.
| Montant 2026 | Valeur |
|---|---|
| Seuil d’entrée (salaire annuel minimal) | 22 680 CHF |
| Déduction de coordination | 26 460 CHF |
| Salaire coordonné minimal | 3 780 CHF |
| Limite supérieure du salaire annuel | 90 720 CHF |
| Salaire coordonné maximal (90 720 moins 26 460) | 64 260 CHF |
Deux lignes méritent un mot. Le salaire coordonné minimal de 3 780 francs protège les salaires proches du seuil : quand la soustraction donne moins, c’est ce plancher qui s’applique. Un salaire de 28 000 francs laisse par exemple 1 540 francs après déduction ; la caisse assure alors 3 780 francs.
La limite supérieure de 90 720 francs borne le régime obligatoire : la part du salaire qui dépasse ce plafond n’a pas à être assurée selon la LPP. Beaucoup de caisses de pension l’assurent quand même, dans la partie dite surobligatoire, selon leur règlement.
Qui paie quoi : la part de l’employeur
La règle légale tient en une phrase : l’employeur prend en charge au moins la moitié de l’ensemble des cotisations. Votre part est retenue chaque mois sur le salaire et apparaît sur la fiche de paie ; la sienne part directement à la caisse de pension, sans transiter par votre compte.
L’épargne vieillesse suit les taux légaux par tranche d’âge : 7 % du salaire coordonné de 25 à 34 ans, 10 % de 35 à 44 ans, 15 % de 45 à 54 ans, 18 % de 55 à 65 ans. En francs, pour un salaire de 60 000 francs, soit un salaire coordonné de 33 540 francs : la bonification annuelle atteint environ 2 348 francs à 30 ans et 6 037 francs à 56 ans. Dans le premier cas, cela représente moins de 200 francs par mois, dont au plus la moitié à votre charge.
À ces montants s’ajoutent les cotisations pour les risques d’invalidité et de décès, ainsi que les frais, fixés par chaque caisse. Le passage complet du salaire brut à la retenue sur la fiche de paie est déroulé, étape par étape, dans le calcul de la cotisation LPP.