Ce que le Conseil national a voté
Le Conseil national a traité le 23 septembre deux initiatives parlementaires déposées par sa Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS-N). Il leur a donné suite à toutes les deux, à l’issue de votes serrés.
La première, l’initiative 26.401, veut avancer le début de l’épargne vieillesse obligatoire. Aujourd’hui, les bonifications de vieillesse LPP commencent le 1er janvier qui suit le 24e anniversaire. Le texte propose le 1er janvier qui suit le 19e anniversaire. Elle est passée par 104 voix contre 87, avec 2 abstentions.
La seconde, l’initiative 26.400, s’attaque au barème des bonifications de vieillesse. Il compte aujourd’hui quatre paliers selon l’âge, de 7 % à 18 % du salaire coordonné. La commission veut n’en garder que deux, « afin d’inciter davantage les employeurs à engager du personnel âgé ». Le vote a été de 99 voix contre 66, avec 28 abstentions.
Pourquoi cinq ans de plus comptent
L’argument de la commission tient aux intérêts composés. Rapporteur, Patrick Hässig (PVL/ZH) a fait valoir que les jeunes pourraient épargner cinq ans de plus, et que le capital accumulé tôt a plus longtemps pour fructifier.
La gauche a contesté l’effet réel. Samira Marti (PS/BL) a rappelé qu’une bonne partie des 18 à 25 ans est encore en formation, avec des salaires généralement bas. Pour ces personnes, commencer plus tôt ne changerait guère l’avoir de vieillesse final. La minorité de la commission, composée de onze membres, proposait de ne pas donner suite.